« BIM nécessite un changement dans les mentalités mais les nouvelles technologies misent déjà sur la collaboration »

Le BIM a fait son entrée dans le secteur du bâtiment : tout le monde en a entendu parler et se demande comment l’appliquer. Le concept demande tout d’abord un changement radical dans notre processus de construction et dans les technologies qui le supportent, nous dit Bert Van Dessel, gérant de Build Software.

Qu’est-ce que le BIM?

BIM est l’abréviation de « Building Information Modelling », ou Modélisation des données du bâtiment, et répond à la demande actuelle en matière d’efficacité énergétique et de durabilité. Il réunit toutes les parties impliquées dans un projet de construction, encore avant le commencement des travaux. Ces parties peuvent alors comparer les plans, analyser d’éventuels problèmes et discuter de méthodes de construction plus intéressantes. L’ensemble du processus est supporté par une modélisation numérique du projet de construction et par une norme ouverte qui favorise l’échange de données.

Bert Van Dessel : « La confusion relative au concept est principalement due à la façon dont les différents projets ont interprété le BIM en Belgique. On s’est limité dans certains cas à un échange d’informations par le biais d’une plateforme centrale alors que dans d’autres, il y a eu une réelle discussion sur l’ensemble du projet avant de le lancer. »

Les avantages du BIM ne sont pourtant pas négligeables. Dans le travail préparatoire, il permet d’éviter les erreurs pendant la construction et réduit ainsi les coûts et les pertes de temps. « Au Royaume-Uni et aux États-Unis, le BIM est quelque chose de tout à fait normal. Il leur permet de construire de façon nettement plus standardisée », nous dit le gérant. « En Belgique, il faudrait un réel changement dans les mentalités. Actuellement, la communication passe bien souvent en cascade de l’architecte à l’entrepreneur principal et ensuite au sous-traitant. Et en sens inverse en cas de problèmes.

La technologie répond aux nouveaux défis

Nous subissons non seulement les entraves de notre processus de construction traditionnel mais aussi le manque de coordination entre les solutions IT traditionnelles. Bert Van Dessel nous explique : « Ils travaillent souvent les uns à côté des autres et le BIM représente un surcroît de travail. Le logiciel de construction de la nouvelle génération y apporte heureusement un changement. Il est construit de façon plus flexible et stimule la collaboration avec d’autres progiciels.

En IT, on parle d’approche best-of-breed. L’utilisateur constitue alors son environnement IT idéal, avec les solutions qui conviennent le mieux à son entreprise. Chaque solution développe ses propres points forts et offre finalement à l’utilisateur un système plus performant que s’il voulait tout faire avec une seule solution. Mais comment une approche best-of-breed contribue-t-elle concrètement au BIM ?

Les premières solutions spécifiques à la profession pour le BIM

« Tout d’abord, les plateformes BIM vous offrent des possibilités d’intégration grâce à la norme ouverte. Les articles dérivés de la modélisation numérique peuvent alors être versés directement dans votre logiciel de calcul habituel. Il vous suffit d’activer vos bibliothèques pour lancer l’offre. Vous pouvez en outre échanger des offres, des contrats, des rapports de chantier, etc. entre la plateforme BIM et votre logiciel de construction », explique le consultant.

« D’autre part, certains logiciels pour la construction permettent de consulter des dessins techniques par exemple de constructeurs métalliques et d’architectes d’intérieur. Le logiciel traduit le dessin en postes qui servent de base à vos calculs. C’est une étape intermédiaire qui simplifie cependant fortement la collaboration. »

Un logiciel de calcul flexible favorise la collaboration

Le logiciel de construction même contient des éléments qui facilitent la collaboration dans le cadre du BIM. Bert Van Dessel : « Les solutions les plus courantes sont la gestion conviviale des documents et le transfert des postes vers les bons de commande. L’entrepreneur principal et le sous-traitant peuvent ainsi accorder automatiquement leurs données, ce qui facilite le traitement des problèmes techniques et l’entretien des bâtiments à long terme.

D’autres solutions favorisent également la spécificité du processus de construction belge. Elles permettent par exemple de ventiler le calcul en une offre provisoire et une remise de prix définitive sur la base des dessins techniques. Dès que le maître de l’ouvrage confirme et que les dimensions précises sont connues, l’offre provisoire est établie avec le dessin afin de calculer le prix définitif. »

« BIM » pour tout le monde ?

Si le BIM demande une adaptation du processus de construction tel qu’il est actuellement, les éléments nécessaires pour une bonne collaboration avec les autres partenaires sont néanmoins déjà présents. Une nouvelle approche flexible dans le développement du logiciel de construction assure des adaptations liées à la profession, telles que la lecture des dessins et la ventilation des calculs. En accordant davantage d’attention au BIM, ces applications promettent un travail encore mieux rationalisé. Bientôt, vous serez peut-être « BIM » sans même le savoir.

Vous souhaitez de plus amples informations sur les avantages du logiciel de construction flexible ?

Adressez vos questions à Bert Van Dessel à l’adresse bert.vandessel@build-software.eu.

Ou contactez Build Software sur :

This post is also available in: NL